Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2018 Vincent Hildebrandt ACCUEIL COLOPHON

Dalstein-Haerpfer

La maison Haerpfer de Boulay, en Moselle, est une des entreprises de facture d'orgues françaises qui compta le plus dans l'est de la France, durant troisième tiers du 19ème et la première moitié du 20ème siècle. Créée alors que la Moselle était encore française, elle prit son essor dans un "Reichsland" évidemment plus sensible au répertoire germanique. Les techniques et les "tailles" adoptées, et donc les couleurs permises à l'harmonisation sont inspirées de Walcker, Voit, Haas et des grands romantiques allemands. L’aventure entre les deux facteurs commença en 1862, sur le chantier de la construction du grand orgue de St Sulpice : (Jean-) Charles Haerpfer (photo, 07/06/1835-1909, déjà formé chez Steinmeyer, Walcker et Haas) et (Nicolas- ) Etienne Dalstein (17/06/1834-1900, essentiellement menuisier de formation) travaillaient tous deux pour Cavaillé-Coll à Saint-Sulpice. Ils décidèrent en 1863 de se mettre à leur compte, en s'installant à Boulay (Moselle). L'entreprise fut fondée en juillet 1863. Le duo était en fait un trio : il y avait aussi Jean-François Dalstein (1826-?), un frère d'Étienne. Charles était l'harmoniste, les Dalstein amenant les capitaux et leurs compétences d'entrepreneurs. Ils obtinrent de nombreux marchés grâce au Dr. Albert Schweitzer qui fit une grande promotion de cette firme dont il se qualifiait de « fidèle chien de bataille ». La Maison Dalstein-Haerpfer fut pionnière de "Réforme alsacienne de l'Orgue" et la conception de leurs orgues prenait racines à la fois dans le style romantique allemand et français. Schématiquement, les orgues Dalstein- Haerpfer furent un mélange de Walcker et de Cavaillé-Coll. Ils dotèrent leurs orgues de sommiers, de tailles et de jeux de Fonds de conception allemande ; et d’anches à la française. À partir de 1905, Frédéric Haerpfer (1879-1956) et Paul Dalstein (1868-1926) prirent progressivement le contrôle de l'usine et en 1918, l'entreprise fut rachetée par Frédéric Haerpfer. La Maison Mosellane a livré plus de 150 instruments, principalement en Moselle, Alsace et Allemagne. En 1939, le début de la guerre stoppa l’expansion de la Manufacture qui, pour subvenir à ses besoins, dut transformer son activité de facture d’orgues en constructions de cercueils. En 1946, le nom de la société a été changé en « Manufacture Lorraine des Grandes Orgues Haerpfer-Erman », lorsque l'ancien directeur Walter Haerpfer (1909-1975) s'est associé à Pierre Erman (1913-1990). La Maison Haerpfer- Erman restaura et créa alors des instruments dans le style néoclassique, soutenue par Marie-Claire Alain. Théo Haerpfer (1946-1999) dirigea la Manufacture Lorraine des Grandes Orgues Haerpfer de 1978 à sa mort en 1999 et Pierre Erman pris sa retraite en 1978. Au total, la dynastie a construit ou restauré de 1863 à 1999 environ 550 instruments. Lire plus
Église Notre Dame du travail (1991) Orgues Parisiens construits par la Maison Dalstein-Haerpfer : Eglise luthérienne Trinité-Saint Marcel - Saint-Marcel (1908) Orgues Parisiens construits par Haerpfer : Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle (1989) Notre-Dame-du-travail (1991)
Les orgues de Paris

Dalstein-Haerpfer

ORGUES DE PARIS 2.0 © Vincent Hildebrandt COLOPHON
La maison Haerpfer de Boulay, en Moselle, est une des entreprises de facture d'orgues françaises qui compta le plus dans l'est de la France, durant troisième tiers du 19ème et la première moitié du 20ème siècle. Créée alors que la Moselle était encore française, elle prit son essor dans un "Reichsland" évidemment plus sensible au répertoire germanique. Les techniques et les "tailles" adoptées, et donc les couleurs permises à l'harmonisation sont inspirées de Walcker, Voit, Haas et des grands romantiques allemands. L’aventure entre les deux facteurs commença en 1862, sur le chantier de la construction du grand orgue de St Sulpice : (Jean-) Charles Haerpfer (photo, 07/06/1835-1909, déjà formé chez Steinmeyer, Walcker et Haas) et (Nicolas-) Etienne Dalstein (17/06/1834-1900, essentiellement menuisier de formation) travaillaient tous deux pour Cavaillé-Coll à Saint-Sulpice. Ils décidèrent en 1863 de se mettre à leur compte, en s'installant à Boulay (Moselle). L'entreprise fut fondée en juillet 1863. Le duo était en fait un trio : il y avait aussi Jean-François Dalstein (1826-?), un frère d'Étienne. Charles était l'harmoniste, les Dalstein amenant les capitaux et leurs compétences d'entrepreneurs. Ils obtinrent de nombreux marchés grâce au Dr. Albert Schweitzer qui fit une grande promotion de cette firme dont il se qualifiait de « fidèle chien de bataille ». La Maison Dalstein-Haerpfer fut pionnière de "Réforme alsacienne de l'Orgue" et la conception de leurs orgues prenait racines à la fois dans le style romantique allemand et français. Schématiquement, les orgues Dalstein-Haerpfer furent un mélange de Walcker et de Cavaillé-Coll. Ils dotèrent leurs orgues de sommiers, de tailles et de jeux de Fonds de conception allemande ; et d’anches à la française. À partir de 1905, Frédéric Haerpfer (1879-1956) et Paul Dalstein (1868-1926) prirent progressivement le contrôle de l'usine et en 1918, l'entreprise fut rachetée par Frédéric Haerpfer. La Maison Mosellane a livré plus de 150 instruments, principalement en Moselle, Alsace et Allemagne. En 1939, le début de la guerre stoppa l’expansion de la Manufacture qui, pour subvenir à ses besoins, dut transformer son activité de facture d’orgues en constructions de cercueils. En 1946, le nom de la société a été changé en « Manufacture Lorraine des Grandes Orgues Haerpfer-Erman », lorsque l'ancien directeur Walter Haerpfer (1909-1975) s'est associé à Pierre Erman (1913-1990). La Maison Haerpfer-Erman restaura et créa alors des instruments dans le style néoclassique, soutenue par Marie-Claire Alain. Théo Haerpfer (1946-1999) dirigea la Manufacture Lorraine des Grandes Orgues Haerpfer de 1978 à sa mort en 1999 et Pierre Erman pris sa retraite en 1978. Au total, la dynastie a construit ou restauré de 1863 à 1999 environ 550 instruments. Lire plus
Église Notre Dame du travail (1991) Orgues Parisiens construits par la Maison Dalstein-Haerpfer : Eglise luthérienne Trinité-Saint Marcel - Saint-Marcel (1908) Orgues Parisiens construits par Haerpfer : Saint-Jean-Baptiste-de-Grenelle (1989) Notre-Dame-du-travail (1991)