Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2018 Vincent Hildebrandt ACCUEIL COLOPHON

Roethinger

Cette entreprise a été fondée en 1893 par Edmond Alexandre Roethinger (1866-1953, photo ) et son père Sigismund (1837-1926) à Strasbourg - Schiltigheim. Bien que à Strasbourg, Edmond Alexandre Roethinger se forma entièrement dans des ateliers allemands du Pays de Bade de l’autre coté de la frontière alsacienne auprès d’Heinrich Koulen et Franz Borgias Maerz. Avant d’ouvrir son propre atelier en 1883, il effectua de nombreux stages dans plusieurs entreprises de facture d’orgues en Europe. Très vite, l’entreprise prospéra en Alsace et en France construisant de nombreux instruments comme St Pierre le Jeune catholique à Strasbourg (1910), Erstein (1914), Dornach (1932), Cathédrale de Strasbourg (1935), Cathédrale d’Amiens (1936). C'est probablement l'entre-deux-guerres qui a été la période la plus active de cette entreprise, avec de nouvelles opportunités sur le marché français. La firme fut alors la maison de référence en Alsace après la faillite de Joseph Rinckenbach en 1929. Pendant cette période, de nombreux facteurs d'orgues célèbres se forment chez Roethinger et prirent part à la tradition alsacienne de la facture d'orgues (Georges Schwenkedel, Ernest Mühleisen, Alfred Kern et Jean -Georges Koenig . En 1945, Edmond-Alexandre prit sa retraite et son fils, Max Joseph Alexandre Roethinger (1897-1981) prit la relève, suivi de son petit- fils André Edmond Roethinger (1928- 2008, photo ). A partir de cette date, la Maison Roethinger évolua résolument vers la facture néo-classique et néo- baroque et de nombreux orgues furent construits en Alsace et en France. Parmi les nombreux instruments de talents réalisés à cette époque par la Maison Strasbourgeoise, on peut citer l’orgue de St Pierre le Vieux catholique de Strasbourg, construit en 1964, qui prenait modèle sur l’orgue Isnard de St Maximin la Ste Baume. Si la maison Roethinger possédait le soutient infaillible de Michel Chapuis et de quelques experts comme le Chanoine Raymond Gerédis de Strasbourg, elle ne prit jamais vraiment le virage du "néo-baroque contrairement à ses élèves qui devinrent concurrents (Curt Schwenkedel, Alfred Kern) En 1969, après avoir livré un grand instrument à Ste-Famille de Strasbourg-Schiltigheim, la Maison Roethinger ferma définitivement ses portes. Lire plus: la biographie complète rédigée par Eric Eisenberg
Église Notre Dame des otages (1956) Parisian organs built by Roethinger Saint-Honoré-d'Eylau nouvelle Eglise Orgue de chœur (1939) Notre-Dame-des-otages (1956) Saint-Médard Orgue de chœur (1964)
Les orgues de Paris

Roethinger

Église Notre Dame des otages (1956) Parisian organs built by Roethinger Saint-Honoré-d'Eylau nouvelle Eglise Orgue de chœur (1939) Notre-Dame-des-otages (1956) Saint-Médard Orgue de chœur (1964)
ORGUES DE PARIS 2.0 © Vincent Hildebrandt COLOPHON
Cette entreprise a été fondée en 1893 par Edmond Alexandre Roethinger (1866-1953, photo ) et son père Sigismund (1837-1926) à Strasbourg - Schiltigheim. Bien que à Strasbourg, Edmond Alexandre Roethinger se forma entièrement dans des ateliers allemands du Pays de Bade de l’autre coté de la frontière alsacienne auprès d’Heinrich Koulen et Franz Borgias Maerz. Avant d’ouvrir son propre atelier en 1883, il effectua de nombreux stages dans plusieurs entreprises de facture d’orgues en Europe. Très vite, l’entreprise prospéra en Alsace et en France construisant de nombreux instruments comme St Pierre le Jeune catholique à Strasbourg (1910), Erstein (1914), Dornach (1932), Cathédrale de Strasbourg (1935), Cathédrale d’Amiens (1936). C'est probablement l'entre-deux-guerres qui a été la période la plus active de cette entreprise, avec de nouvelles opportunités sur le marché français. La firme fut alors la maison de référence en Alsace après la faillite de Joseph Rinckenbach en 1929. Pendant cette période, de nombreux facteurs d'orgues célèbres se forment chez Roethinger et prirent part à la tradition alsacienne de la facture d'orgues (Georges Schwenkedel, Ernest Mühleisen, Alfred Kern et Jean - Georges Koenig . En 1945, Edmond-Alexandre prit sa retraite et son fils, Max Joseph Alexandre Roethinger (1897-1981) prit la relève, suivi de son petit- fils André Edmond Roethinger (1928-2008, photo ). A partir de cette date, la Maison Roethinger évolua résolument vers la facture néo- classique et néo-baroque et de nombreux orgues furent construits en Alsace et en France. Parmi les nombreux instruments de talents réalisés à cette époque par la Maison Strasbourgeoise, on peut citer l’orgue de St Pierre le Vieux catholique de Strasbourg, construit en 1964, qui prenait modèle sur l’orgue Isnard de St Maximin la Ste Baume. Si la maison Roethinger possédait le soutient infaillible de Michel Chapuis et de quelques experts comme le Chanoine Raymond Gerédis de Strasbourg, elle ne prit jamais vraiment le virage du "néo-baroque contrairement à ses élèves qui devinrent concurrents (Curt Schwenkedel, Alfred Kern) En 1969, après avoir livré un grand instrument à Ste-Famille de Strasbourg-Schiltigheim, la Maison Roethinger ferma définitivement ses portes. Lire plus: la biographie complète rédigée par Eric Eisenberg