Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2018 Vincent Hildebrandt ACCUEIL COLOPHON

Mutin-Convers-Pleyel

Après plusieurs années de graves difficultés financières, Aristide Cavaillé-Coll vend son entreprise à Charles Mutin en 1898. Ce dernier s’avère être un ancien élève et ouvrier. Charles Mutin (1861-1931) rentra chez Cavaillé-Coll comme apprenti à l’âge de 14 ans. Il fut alors confié à Joseph Koenig, l’un des harmonistes de la Maison Cavaillé. Après avoir travaillé comme compagnon, il reprit l’entreprise 23 ans plus tard et s’inscrivit alors tradition de son ancien employeur. Il a construit environ 300 orgues jusqu’à sa retraite en 1923. En 1924, Auguste Convers (1884-1976) racheta la Manufacture d’orgues qui prit alors pour dénomination administrative « Cavaillé- Coll, Mutin, A. Convers et Cie ». Ce fut le début d’un déclin rapide de la quantité et en particulier de la qualité des instruments livrés, conduisant à une faillite en 1928. L’entreprise fut ensuite convertie en une société par actions, la « Société anonyme française de facture d’orgues Cavaillé-Coll », tandis que Convers créa une nouvelle entreprise à son compte en 1929. L’actionnaire principal est alors le Marquis de Froissard qui avait racheté l’ancien orgue de chœur de la Basilique Ste Clotilde. En 1931, une nouvelle seconde une Société fermière des Etablissements Cavaillé-Coll voit le jour. Elle sera administrée successivement par Lafonto, J. Lapresté (aussi administrateur de la Maison Rinckenbach d’Ammerschwihr), G. Lauffray et J. Beuchet. Joseph Beuchet (1904-1970) comme l’un des administrateurs. En 1934, la firme Pleyel prend alors la relève et Joseph Beuchet démissionne. En 1936, la Société Anonyme Cavaillé-Coll accorde à Pleyel une licence exclusive d’exploitation et de vente, ce qui donne naissance à une nouvelle société, Pleyel-Cavaillé-Coll. J. Krug Basse et Jean Hermann sont alors nommés responsables du secteur de construction des orgues. Evidemment, cette association ne fut couronnée de succès et la Seconde Guerre mondiale mis définitivement fin à l’épopée de la Maison Cavaillé-Coll qui ferma définitivement en 1959.
Les orgues de Paris

Mutin-Convers-

Pleyel

ORGUES DE PARIS 2.0 © Vincent Hildebrandt COLOPHON
Après plusieurs années de graves difficultés financières, Aristide Cavaillé-Coll vend son entreprise à Charles Mutin en 1898. Ce dernier s’avère être un ancien élève et ouvrier. Charles Mutin (1861-1931) rentra chez Cavaillé-Coll comme apprenti à l’âge de 14 ans. Il fut alors confié à Joseph Koenig, l’un des harmonistes de la Maison Cavaillé. Après avoir travaillé comme compagnon, il reprit l’entreprise 23 ans plus tard et s’inscrivit alors tradition de son ancien employeur. Il a construit environ 300 orgues jusqu’à sa retraite en 1923. En 1924, Auguste Convers (1884-1976) racheta la Manufacture d’orgues qui prit alors pour dénomination administrative « Cavaillé- Coll, Mutin, A. Convers et Cie ». Ce fut le début d’un déclin rapide de la quantité et en particulier de la qualité des instruments livrés, conduisant à une faillite en 1928. L’entreprise fut ensuite convertie en une société par actions, la « Société anonyme française de facture d’orgues Cavaillé-Coll », tandis que Convers créa une nouvelle entreprise à son compte en 1929. L’actionnaire principal est alors le Marquis de Froissard qui avait racheté l’ancien orgue de chœur de la Basilique Ste Clotilde. En 1931, une nouvelle seconde une Société fermière des Etablissements Cavaillé-Coll voit le jour. Elle sera administrée successivement par Lafonto, J. Lapresté (aussi administrateur de la Maison Rinckenbach d’Ammerschwihr), G. Lauffray et J. Beuchet. Joseph Beuchet (1904-1970) comme l’un des administrateurs. En 1934, la firme Pleyel prend alors la relève et Joseph Beuchet démissionne. En 1936, la Société Anonyme Cavaillé-Coll accorde à Pleyel une licence exclusive d’exploitation et de vente, ce qui donne naissance à une nouvelle société, Pleyel-Cavaillé-Coll. J. Krug Basse et Jean Hermann sont alors nommés responsables du secteur de construction des orgues. Evidemment, cette association ne fut couronnée de succès et la Seconde Guerre mondiale mis définitivement fin à l’épopée de la Maison Cavaillé-Coll qui ferma définitivement en 1959.