Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2018 Vincent Hildebrandt ACCUEIL COLOPHON

Gonzalez-Danion-

Dargassies 1 - 2

Victor Gonzalez (1877-1956) fut l'un des derniers apprentis chez Aristide Cavaillé-Coll (de 1894 à 1898) et travailla ensuite chez les facteurs Gutschenritter ( 1899 à 1905) , Limonaire et le tuyautier Gustave Masure ( 1905 à 1914). Il s’associa en 1921 avec le mécanicien Ephrem et ils travaillent ensemble à l’orgue de Saint-François-Xavier à Paris en 1923. C’est à cette époque qu’il se lia d’amitié avec l'organiste André Marchal, le musicologue Norbert Dufourcq et Bérenger de Miramon Fitz-James, cofondateur de l'Association des Amis de l'orgue. Ensemble, ils établirent les principes d'une nouvelle esthétique de l'orgue, fusionnant aussi harmonieusement que possible les caractéristiques de l’Orgue Classique Français avec les acquis des facteurs romantiques et symphoniques pour créer une synthèse amenant à la conception d’ un orgue moderne permettant de jouer le répertoire de toutes les époques (« orgue néoclassique »). En 1922, Victor Gonzalez fonda une manufacture d'orgues à Vanves et en 1930, il fonda avec son fils Fernand les Établissements Gonzalez, Sarl. Le facteur allemand Rudolf von Beckerath y travailla comme apprenti puis comme directeur de 1929 à 1936, amenant alors le style de l’orgue d’Allemagne du nord (harmonisation avec Plein-vent, jeux d’anches à corps courts. Victor Gonzalez est mort à Paris, le 3 juin 1956. Georg Danion (1922-2005) était sur le point de commencer une carrière de violoniste quand la deuxième guerre mondiale éclatera. Au cours de cette guerre, il a rencontré Annik Gonzalez, l’une des filles de Fernand Gonzalez. Après la guerre, George Danion épousa Annik et Victor Gonzalez lui fait découvrir le métier de facteur d'orgues, en espérant que ce dernier puisse remplacer son fils Fernand qui était mort à la guerre. Après le décès de Victor Gonzalez en 1956, Danion repris la direction des Ets.Gonzalez Sarl. En 1962, il a acheté la Maison Jacquot-Lavergne et en 1963 il a transféré son atelier à cette entreprise de Rambervilliers (dans les Vosges), avec une annexe près de Paris (Brunoy) En 1988, Georges et Annik Danion-Gonzalez quittent la direction de Rambervilliers au profit de Jean-Michel Jamet et de Bernard Dargassies pour s'installer à Lodève, ils fondèrent la Manufacture Languedocienne de grandes orgues en 1980, sur le lieu était situé l'atelier du facteur d'orgues Edmond Costa (Manufacture Lodévoise de grands orgues, 1961-1972). En 1998, à la retraite de Danion, la direction de cette entreprise est reprise par Charles- Emmanuel Sarélot (fils de Charles Sarelot, facteur d'orgues). En 1999, il fut été nommé chevalier de la Légion d'Honneur et s’éteignit le 24 décembre 2005. La Maison Danion-Gonzalez avait le quasi-monopole du marché des orgues parisiens (orgues neufs et restaurations) tout au long de la deuxième moitié du XXème siècle. La firme a eu comme principal concurrent la Maison Beuchet-Debierre dans la seconde moitié du XXe siècle. Dans la dernière décennie du XXe siècle, la Manufacture Vosgienne de Grandes Orgues, Bernard Dargassies, était le plus important facteur d'orgues de la région parisienne. Tout au long du XXème siècle, la Manufacture forma de nombreux facteurs d’orgues parmi lesquels ont peut citer : Pierre Chéron , Jean-Marc Cicchero, Edmond Costa, Erwin Muller, Luis-Eugène Rochesson. La maison Gonzalez-Danion: lire plus Bernard Dargassies Jaquot-Jeanpierre / Jacquot-Lavergne Jean-Marc Cicchero
Esthétique neo-classique Jusqu’en 1925, l’esthétique de l’orgue avait suivi les courants musicaux de la fin du 19ième et début du 20ième siècle avec la musique romantique et symphonique. Les facteurs d’orgues de cette époque, dont les deux principaux et les plus réputés sont Merklin et Cavaillé-Coll, proposent alors des compositions avec une importante masse de jeux de fonds et un grand récit expressif, conférant ainsi un rendu sonore très symphonique. On parle alors d’orgue orchestral. L’orgue néo-classique est l’aboutissement de la collaboration de Victor Gonzalez, du musicologue Norbert Dufourcq et du Maître André Marchal, titulaire, entres autres, du grand orgue de Saint-Eustache de 1945 à 1963. Tout en gardant le meilleur du coloris symphonique des orgues des facteurs tels que Cavaillé-Coll ou Merklin, l’esthétique néo-classique réintroduit des couleurs plus brillantes avec des mixtures (plein-jeu),des mutations et des anches plus claires et douces. Source: Marc Perrot
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Dargassies 1 - 2

ORGUES DE PARIS 2.0 © Vincent Hildebrandt COLOPHON
Victor Gonzalez (1877-1956) fut l'un des derniers apprentis chez Aristide Cavaillé-Coll (de 1894 à 1898) et travailla ensuite chez les facteurs Gutschenritter ( 1899 à 1905) , Limonaire et le tuyautier Gustave Masure ( 1905 à 1914). Il s’associa en 1921 avec le mécanicien Ephrem et ils travaillent ensemble à l’orgue de Saint- François-Xavier à Paris en 1923. C’est à cette époque qu’il se lia d’amitié avec l'organiste André Marchal, le musicologue Norbert Dufourcq et Bérenger de Miramon Fitz-James, cofondateur de l'Association des Amis de l'orgue. Ensemble, ils établirent les principes d'une nouvelle esthétique de l'orgue, fusionnant aussi harmonieusement que possible les caractéristiques de l’Orgue Classique Français avec les acquis des facteurs romantiques et symphoniques pour créer une synthèse amenant à la conception d’ un orgue moderne permettant de jouer le répertoire de toutes les époques (« orgue néoclassique »). En 1922, Victor Gonzalez fonda une manufacture d'orgues à Vanves et en 1930, il fonda avec son fils Fernand les Établissements Gonzalez, Sarl. Le facteur allemand Rudolf von Beckerath y travailla comme apprenti puis comme directeur de 1929 à 1936, amenant alors le style de l’orgue d’Allemagne du nord (harmonisation avec Plein-vent, jeux d’anches à corps courts. Victor Gonzalez est mort à Paris, le 3 juin 1956. Georg Danion (1922-2005) était sur le point de commencer une carrière de violoniste quand la deuxième guerre mondiale éclatera. Au cours de cette guerre, il a rencontré Annik Gonzalez, l’une des filles de Fernand Gonzalez. Après la guerre, George Danion épousa Annik et Victor Gonzalez lui fait découvrir le métier de facteur d'orgues, en espérant que ce dernier puisse remplacer son fils Fernand qui était mort à la guerre. Après le décès de Victor Gonzalez en 1956, Danion repris la direction des Ets.Gonzalez Sarl. En 1962, il a acheté la Maison Jacquot-Lavergne et en 1963 il a transféré son atelier à cette entreprise de Rambervilliers (dans les Vosges), avec une annexe près de Paris (Brunoy) En 1988, Georges et Annik Danion-Gonzalez quittent la direction de Rambervilliers au profit de Jean-Michel Jamet et de Bernard Dargassies pour s'installer à Lodève, ils fondèrent la Manufacture Languedocienne de grandes orgues en 1980, sur le lieu était situé l'atelier du facteur d'orgues Edmond Costa (Manufacture Lodévoise de grands orgues, 1961-1972). En 1998, à la retraite de Danion, la direction de cette entreprise est reprise par Charles- Emmanuel Sarélot (fils de Charles Sarelot, facteur d'orgues). En 1999, il fut été nommé chevalier de la Légion d'Honneur et s’éteignit le 24 décembre 2005. La Maison Danion-Gonzalez avait le quasi-monopole du marché des orgues parisiens (orgues neufs et restaurations) tout au long de la deuxième moitié du XXème siècle. La firme a eu comme principal concurrent la Maison Beuchet-Debierre dans la seconde moitié du XXe siècle. Dans la dernière décennie du XXe siècle, la Manufacture Vosgienne de Grandes Orgues, Bernard Dargassies, était le plus important facteur d'orgues de la région parisienne. Tout au long du XXème siècle, la Manufacture forma de nombreux facteurs d’orgues parmi lesquels ont peut citer : Pierre Chéron , Jean-Marc Cicchero, Edmond Costa, Erwin Muller, Luis-Eugène Rochesson. La maison Gonzalez-Danion: lire plus Bernard Dargassies Jaquot-Jeanpierre / Jacquot-Lavergne Jean-Marc Cicchero