ORGUES DE PARIS © 2026 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Les leçons d’André Marchal

L’organiste canadien Philip Crozier a eu le privilège d’étudier en privé avec le légendaire André Marchal entre 1978 et 1980 une expérience profondément formatrice. Ces séances ont offert des perspectives riches sur le répertoire et l’interprétation, capturant l’art et la sagesse de Marchal dans sa propre voix. Tenues au domicile de Marchal à Paris, les leçons ont été enregistrées sur cassette par Crozier, en présence de la fille de Marchal, Jacqueline, qui assurait une traduction instantanée du français vers l’anglais. Aujourd’hui, 45 ans après la disparition de Marchal, ces enregistrements historiques sont publiés afin d’honorer et de préserver l’héritage de son enseignement. Lisez l’introduction à ces leçons enregistrées avec André Marchal, rédigée par Philip Crozier. André Marchal et ses contributions au mouvement néo-classique

L’orgue de salon d’André Marchal

L’orgue situé rue Duroc à Paris avait été conçu à l’origine comme instrument de travail quotidien : deux claviers et un pédalier, construit par Gütschenritter. Au fil des années, le répertoire de mon père s’est enrichi, tout comme ses ambitions et le nombre d’amis venus l’écouter. Ainsi, Marchal fit installer dans son studio un orgue de concert à trois claviers. Cette transformation s’est faite progressivement, chaque étape coïncidant avec son retour de tournées internationales. En 1934, la traction du pédalier fut remplacée par une traction électrique, permettant, grâce à l’ajout de 24 tuyaux, l’extension de la soubasse en 32′ acoustique, 16′, 8′, 4′ et 2′. Après la Seconde Guerre mondiale, Victor Gonzalez prit le relais et apporta certaines modifications reflétant les esthétiques de Marchal et de Gonzalez. En 1954, les Marchal agrandirent le studio ainsi que l’orgue. Les sommiers d’origine et la traction mécanique furent conservés, et un troisième clavier, un Positif non expressif, fut ajouté. Ce clavier fut placé sous le Grand Orgue et relié à son sommier par une traction électrique. À cette occasion, l’instrument fut baptisé « Philippe-Emmanuel ». Source Les photos montrent Marchal à son orgue de maison, avant et après l’agrandissement des années 1950.
Programmes des récitals de Marchal Réuni par Philip Crozier  1935-36 - Huit Auditions – Conférences  par André Marchal avec le concours de Norbert Dufourcq chez Mme Dujarric De La Riviere, Mme Gours, Mme Flersheim et la Comtesse B. de Miramon Fitz-James. 1936 - St John the Evangelist, Camden, Greater London 1937 - Saint-Jacques, Pau 1946 - Sainte-Anne, Hendaye-Plage 1947 - St. John's College Chapel, Cambridge 1948 - Westminster Cathedral, London 1947-1948 Cleveland Museum of Art Une série de dix récitals donnés par Marchal en 1947-1948 au Cleveland Museum of Art, intitulée « Les grandes formes de la musique pour orgue ».  Plus de cent œuvres y furent jouées, sans aucune répétition. 1950 - Eglise Saint-Jacques de Pau 1950 - York Minster 1952 - St. Peter’s, London 1953 - Town Hall, Sydney 1959 - Cathedral church of St. Peter, Exeter 1960 - Warner concert Hall 1960 - Westfield, New Jersey 1960 - Chapel of the good Shepherd, New York 1960 - Oratoire Saint-Joseph, Canada 1960 - South Presbyterian Church, Greenburgh, New York 1960 - Massachusetts Institute of Technology 1960 - Hollins College Virginia 1960 - Lutkin Hall, Evanston, Illinois 1963 - Saint-Pierre, Calais 1964 - Palais de Fontainebleau 1965 - Eglise du Sacre Coeur et de St. François, Borgia, Serrano 1966 - Northwesterh University School Of Music 1967 (?) - Pershore Abbey Page de titre de la partition de la Quatrième Symphonie de Philip Crozier, signée par Marchal lui‑même.
Leçon 9 Louis Vierne - Symphonie 4
Marchal entretenait un lien étroit avec Vierne à propos de cette œuvre, comme l’a raconté Jacqueline EnglertMarchal : « Mon père se préparait à faire son premier vrai contact avec le public au cours de quatre récitals historiques donnés au Conservatoire. La Symphonie IV de Vierne ouvrait le troisième programme ; ce fut un immense succès. Vierne embrassa Marchal sur scène et laissa libre cours à ses sentiments dans un flot de paroles affectueuses et encourageantes. Devant quitter la salle avant la fin du récital, il écrivit à mon père la lettre suivante le soir même : “Merci encore de tout cœur, mon cher garçon, pour la grande joie que tu viens de me donner. Je garderai le souvenir de cette émotion, qui est l’une des plus profondes que j’aie éprouvées dans ma vie d’artiste. Tu as admirablement ressenti et compris cette œuvre, qui s’éclaire un moment de fragments d’un rêve heureux et s’achève dans la fièvre. Tu l’as interprétée en poète, et c’est cela qui a vraiment touché. Je n’ai pas pu m’empêcher de téléphoner à B. ce soir pour qu’il te fasse part de mon enthousiasme avant que cette lettre ne t’arrive. Voisy un geste sincère et spontané, le réflexe naturel de gens de mon espèce, qu’on ne peut retenir.” À partir de ce moment, Vierne devint un visiteur régulier de notre maison. Il suivait avec un grand intérêt la carrière de mon père et tenait pour moi le rôle d’un grandpère. Ma mère chantait souvent son “Angelus” en concert, accompagnée par mon père. En 1928, Marchal donna, pour la Société Nationale de Musique, la première exécution de la troisième suite des Pièces de Fantaisie de Vierne, avec l’Impromptu qui lui est dédié. Vierne et Marchal étaient en excellents termes, et sa mort soudaine à NotreDame en 1937 fut ressentie comme la perte d’un membre de la famille. »
Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2026 Vincent Hildebrandt LES ORGUES

Les leçons d’André

Marchal

L’organiste canadien Philip Crozier a eu le privilège d’étudier en privé avec le légendaire André Marchal entre 1978 et 1980 — une expérience profondément formatrice. Ces séances ont offert des perspectives riches sur le répertoire et l’interprétation, capturant l’art et la sagesse de Marchal dans sa propre voix. Tenues au domicile de Marchal à Paris, les leçons ont été enregistrées sur cassette par Crozier, en présence de la fille de Marchal, Jacqueline, qui assurait une traduction instantanée du français vers l’anglais. Aujourd’hui, 45 ans après la disparition de Marchal, ces enregistrements historiques sont publiés afin d’honorer et de préserver l’héritage de son enseignement. Lisez l’introduction à ces leçons enregistrées avec André Marchal, rédigée par Philip Crozier… André Marchal et ses contributions au mouvement néo-classique…

Programmes des récitals de Marchal…

L’orgue de salon d’André Marchal…

L’orgue de salon d’André Marchal

L’orgue situé rue Duroc à Paris avait été conçu à l’origine comme instrument de travail quotidien : deux claviers et un pédalier, construit par Gütschenritter. Au fil des années, le répertoire de mon père s’est enrichi, tout comme ses ambitions et le nombre d’amis venus l’écouter. Ainsi, Marchal fit installer dans son studio un orgue de concert à trois claviers. Cette transformation s’est faite progressivement, chaque étape coïncidant avec son retour de tournées internationales. En 1934, la traction du pédalier fut remplacée par une traction électrique, permettant, grâce à l’ajout de 24 tuyaux, l’extension de la soubasse en 32′ acoustique, 16′, 8′, 4′ et 2′. Après la Seconde Guerre mondiale, Victor Gonzalez prit le relais et apporta certaines modifications reflétant les esthétiques de Marchal et de Gonzalez. En 1954, les Marchal agrandirent le studio ainsi que l’orgue. Les sommiers d’origine et la traction mécanique furent conservés, et un troisième clavier, un Positif non expressif, fut ajouté. Ce clavier fut placé sous le Grand Orgue et relié à son sommier par une traction électrique. À cette occasion, l’instrument fut baptisé « Philippe-Emmanuel ». Source Les photos montrent Marchal à son orgue de maison, avant et après l’agrandissement des années 1950.